Conditions de travail, sécurité, compétences : l’Ordre infirmier sort du bois

Par Anne Bayle-Iniguez

Infirmiers

Dans le cadre de la présidentielle, l’Ordre national des infirmiers avance à son tour plusieurs priorités. Pour construire sa plateforme, les 600 000 infirmiers hospitaliers et libéraux ont été invités à se prononcer en ligne sur l’avenir de leur profession et le système de santé.

Les résultats sont sans appel. Pour une profession particulièrement éprouvée en 2016, la première priorité est l’amélioration de leurs conditions de travail et l’arrêt des violences.

L’Ordre réclame une tolérance zéro et des crédits pour mettre en place des systèmes connectés d’alarme et un plan de formation préventive pour les libéraux qui se déplacent à domicile.

En parallèle, les infirmiers souhaitent une amélioration de leur couverture sociale grâce à la prise en charge mutualisée des accidents d’exposition au sang et au virus ainsi qu’une assurance maternité supplémentaire pour les libérales.

Infirmier coordonnateur

L’instance ordinale milite pour une meilleure représentation de la profession dans toutes les instances décisionnaires. Les infirmiers veulent avoir voix au chapitre dans la révision de leur nomenclature tarifaire. À ce titre, le temps consacré à la prévention et à l’éducation de la santé doit être valorisé. Autre demande : sanctuariser le rôle de l’infirmier dans la prise en charge pluridisciplinaire de certaines pathologies avec un statut d’infirmier référent-coordonnateur.

Les infirmiers espèrent enfin l’élargissement de leur droit de prescription et de la vaccination sans prescription médicale. Selon l’Ordre, la mise en place d’une pratique avancée infirmière au niveau master répondrait aux besoins de soins non couverts, faute de médecins.

Le Quotidien du Médecin

 

avril 18, 2018

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